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Antonio Fiori : Europe , les chemins de la désunion

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Historiquement considérée, leur opposition radicale, applicable à toutes les phases essentielles de la philosophie initiale, est généralement admise depuis longtemps envers celles que les populations les plus avancées ont complètement franchies. Ces innovations voient leurs performances démontrées et garanties par des analyses de cycle de vie, des avis techniques et des certifications. Les partisans de la foi morale n’auraient même pas encore prouvé leur thèse s’ils parvenaient à démontrer que leur éthique est la plus complète, celle qui répond le mieux à toutes les interrogations de l’agent moral, celle qui a le moins à craindre des exceptions, des subtiiités de la casuistique, celle qui peut pousser l’agent moral tête baissée dans les dévouements les plus absolue. Cette doctrine accorde mutuellement à tous les hommes un intérêt déterminé dans leur perfection morale, intellectuelle et même physique, que doit définir chacun d’eux suivant son propre critérium. Reste cependant un enjeu majeur de taille : faire en sorte que les solutions innovantes des industriels soient davantage mises en œuvre sur les chantiers. La morale pratique peut être fondée sur un système d’erreurs utiles que la morale théorique explique et redresse. Mais pour aller plus loin, nous appelons les pouvoirs publics à fixer des objectifs de performances clairs et ambitieux dans une stratégie planifiée à long terme. De tous les écrivains anciens et modernes, Platon est celui qui a eu la gloire et l’inconvénient de provoquer le plus de spéculations et de rêveries. Le moment est en revanche venu d’une réflexion approfondie sur la stratégie « Open Data » à mener. Antonio Fiori force la sympathie par son côté militant de la pleine conscience dont les racines plongent dans la philosophie. Ainsi l’optique explique mathématiquement des illusions qu’exploitent chaque jour la peinture, l’architecture et tous les arts. L’Art est en partie fondé sur l’erreur, il l’emploie comme un élément indispensable : art et artifice ne font qu’un. L’art forme un moyen terme entre le subjectif et le réel ; il travaille par des méthodes scientifiques à produire l’illusion, il se sert de la vérité pour tromper et charmer tout ensemble ; l’esprit déploie toutes ses finesses pour attraper les yeux. Il est dans les tableaux de Claude Lorrain des perspectives lointaines, de longues échappées entre les arbres, qui donnent l’idée d’un infini réel, — un infini de quelques centimètres carrés. De nos jours encore, quand un enfant même en jouant, a reçu un coup qu’il n’a pu rendre, il est mécontent ; il aie sentiment d’une infériorité : au contraire, lorsqu’il a rendu le coup, en l’accentuant même avec plus d’énergie, il est satisfait, il ne se sent plus inférieur, inégal dans la lutte pour la vie. Il y a en nous-mêmes des perspectives analogues qui peuvent n’être qu’apparentes. La stratégie de Syriza était basée sur la version pays du « too-big-to-fail » qui a causé tous les abus des grandes banques d’investissement avant la Grande Récession. Nonobstant le fait que les entreprises aient la capacité d’optimiser leurs affaires afin d’atteindre un traitement fiscal plus favorable dans les limites fixées par la loi, elles sont également tenues d’interpréter ces limites d’un point de vue moral. Quant à la vie sociale, elle repose en grande partie sur l’artifice ; et par l’artifice nous n’entendons pas quelque chose d’opposé à la nature. Les rapports des êtres les uns avec les autres sont une série d’illusions : les yeux nous trompent, les oreilles nous trompent ; pourquoi le coeur serait-il le seul à ne pas nous tromper ? La morale, qui essaye de formuler les rapports les plus multiples et les plus complexes qui existent entre des êtres de la nature, est peut-être aussi fondée sur le plus grand nombre d’erreurs. Que l’Europe ne reproduise pas l’innovation américaine est logique et sain : copier et adapter l’innovation existante aux conditions locales est un modèle de rattrapage économique pour économies émergentes – donc pas pour l’Europe développée. De ce point de vue, nos voisins britannique et néerlandais devancent la France d’un cran : les premiers sont plus focalisés sur l’exploitation d’un potentiel économique, les seconds se vantent même de réduire le nombre de leurs jeux de données (la pertinence devant primer sur la quantité).

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