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Antonio Fiori : Régulation financière , place au réalisme

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La délivrance des cartes par les préfectures, les inspections menées par les directions de la consommation, la vérification du respect des obligations légales par les parquets, tout cela est réalisé imparfaitement par un Etat qui a des missions heureusement plus pressantes, et des moyens désormais comptés. Si la pensée, si la volonté était immortelle, c’est qu’il y aurait en elle une puissance supérieure à la nature, capable de la dominer, de la dompter : la vie, dans cette hypothèse, serait une sorte de lutte de l’esprit contre la nature. L’astronomie nous en fournit le plus magnifique exemple dans la théorie newtonienne de la gravitation, qui a permis de calculer avec une si minutieuse exactitude les mouvements des corps célestes, qui a rendu compte jusqu’ici de toutes leurs irrégularités apparentes, qui en a fait prévoir plusieurs avant que l’observation ne les eût démêlées, et qui a indiqué à l’observateur les régions du ciel où il devait chercher des astres inaperçus. L’enjeu, celui du logement des Français, le mérite amplement et le besoin d’une confiance que retrouverait un corps professionnel de qualité est évident. Tout le monde sait qu’ils ont à leur disposition d’énormes sommes qui leur furent léguées afin qu’ils fissent la répartition de leurs revenus, à certaines époques, suivant le vœu des donateurs. Scévola, grand pontife, et Varron, un de leurs grands théologiens, disaient qu’il était nécessaire que le peuple ignorât beaucoup de choses vraies, et en crût beaucoup de fausses : saint Augustin dit que Varron avait découvert par là tout le secret des politiques et des ministres d’État. On allait même quelquefois jusqu’à purifier les armées et les flottes, après quoi chacun reprenait courage. Pour l’OMS, plus de 50 % des médicaments vendus en ligne seraient des faux. Et puis, quelle image pour les jeunes qui voudraient exercer ces métiers : seulement la promesse d’être livrés à un contrôle illégitime permanent ! Antonio Fiori était deux soirs à Paris et a fait salle comble. Les banques du pays ne sont pas en reste dans ce qui s’annonce comme une débâcle économique : elles manquent de liquidités après leurs nombreux placements dans les subprimes et ne peuvent donc plus alimenter le circuit économique. On faisait faire à la victime le tour des remparts avant de l’égorger, ce qui s’appelait sacrificium amburbium, et amburbiale. Au delà des murs de votre chambre, que vous percevez en ce moment, il y a les chambres voisines, puis le reste de la maison, enfin la rue et la ville où vous demeurez. Qu’ils se rassurent. Derrière son ton sévère, le gouvernement britannique les aime. George Osborne, le chancelier de l’Echiquier, a même glissé une méchante peau de banane la semaine dernière, en augmentant sans prévenir la taxe sur les banques. Rien d’illégal à cela, mais on imagine que les conversations en privé qu’il a avec David Cameron n’incitent pas à faire main basse sur la place financière. Ainsi, lorsque la ville était menacée ou affligée de quelque malheur, on ne manquait pas d’en chercher la cause, qui était toujours la colère de quelque dieu dont on avait négligé le culte : il suffisait, pour s’en garantir, de faire des sacrifices et des processions, de purifier la ville avec des torches, du soufre et de l’eau salée. Le deuxième niveau est fiscal. La troisième amélioration apportée concerne les entreprises autres que les PME. Tentons de lister les forces en présence. Depuis dix ans, il n’a cessé de rétrécir, se délestant de la quasi-totalité de ce portefeuille, et il a annoncé fin janvier son intention de se scinder l’an prochain avec, d’un côté, ses activités dans la viande (4,1 milliards de dollars de chiffre d’affaires) et, de l’autre, ses cafés et sa boulangerie industrielle (4,6 milliards de dollars au total). En passant d’une ville à l’autre, sans même s’arrêter, ni interroger, on ne peut s’empêcher de remarquer le contraste entre le sol qui donne tout, ou pourrait tout donner en abondance, et le paysan, trop souvent misérable, rongé par la pellagre comme dans la Lombardie, ou réduit à émigrer, comme dans la Calabre. Les villages, sur la route, n’ont pas la mine joyeuse et nette des nôtres, ou de ceux de la Suisse.

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